avec sa petite cravache coincée sous l'aisselle, la plus lourde de sens, c'est peut-être sa sortie sur les "passeurs".pic.twitter.com/2UM6XGPiGy
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avec sa petite cravache coincée sous l'aisselle, la plus lourde de sens, c'est peut-être sa sortie sur les "passeurs".pic.twitter.com/2UM6XGPiGy
Alors que l’OMI vient de chiffrer à 3000 le nombre de migrants morts noyés en Méditerranée depuis le début de l’année, voilà le président français qui vient dans une université africaine dire aux étudiants africains :
vos milliers de morts, là, qui s’entassent aux pieds de nos forteresses, c’est pas notre problème, parce que les passeurs, hein, ils sont pas français, ils sont africains, comme vous, alors nous, les Français, on s’en lave les mains.
C’est d’un cynisme si lourd, si suintant de gras, qu’on en reste comme barbouillé.
Ils ne sont pourtant pas africains, les gendarmes des Hautes-Alpes qui abandonnent des mineurs isolés en pleine montagne, histoire, s’ils s’en sortent, qu’ils soient pris en charge par des exploiteurs ou des criminels.
Elles sont bien françaises, aussi, les huiles préfectorales et départementales qui refusent d’accorder aux mineurs isolés les protections qui leur sont dues et les laissent délibérément à la rue,
au mépris du droit et des décisions de justice, et en prenant le risque, comme à Paris ou à Marseille, de livrer des gamins vulnérables aux trafics de la galère ou aux réseaux de prostitution.
C'est à Calais, et pas à Ouagadougou, que la police intervient à coups de gazeuses pour empêcher des distributions de repas aux demandeurs d'asile.
C'est la préfecture de police, et non un "trafiquant" africain, qui donne l'ordre à ses hommes de confisquer les duvets des migrants qui dorment à la rue en plein Paris.
Sans parler de la politique française — et européenne – qui consiste à s'acheter les services d'Etats autoritaires ou déliquescents (Libye, Niger, Erythrée...] pour qu'ils musclent leur appareil répressif
et "fixent" sur leur sol et contre leur gré les candidats à une vie un peu meilleure. Histoire de ne pas leur laisser d'autre choix que de recourir à des passeurs et de braver mille dangers
pour se tirer de là et tenter leur chance ailleurs. En armant les traqueurs de migrants et en fermant les routes de l'asile légal, Macron et les siens rendent un fier service aux start-uppers du trafic humain.
La sortie du président français fait penser à ces « gated communities », ces résidences fermées bardées de clôtures, d’interphones et de vidéosurveillance, où l’on considère que le reste du monde n’a que ce qu’il mérite.
C'est rien de plus que ça, Macron : un syndic de résidence fermée. Mais un syndic assez puissant pour bizuter le chef d’État qui le reçoit, se foutre de sa gueule, à la façon d’un maître blanc riant de son « boy ».
Un président français qui dégueule son mépris sur le président d’une ancienne colonie française, trente ans après qu’un prédécesseur de celui-ci fût assassiné par les sbires d’un prédécesseur de celui-là :
pour marquer la continuité de la Françafrique, on ne pouvait concevoir un message plus limpide. Et les étudiants burkinabés l'ont apparemment reçu sur cinq. https://burkina24.com/2017/11/28/manifestation-anti-macron-a-ouaga-un-nuage-de-gaz-lacrymogene-sur-zogona/ …
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